Coralie Dubost députée de l’Hérault, Adrien Morenas député de Vaucluse, et Alexandre Holroyd député des Français établis en Europe du Nord ont débattu pendant plus de deux heures au café Royal à Montpellier dans le quartier de La Paillade, ce mercredi 9 mai 2018, pour animer les consultations citoyennes sur l’Europe.

Un lieu convivial, entre panini, burger, tacos et kebab, s’il avait été l’heure de déjeuner, le choix entre la formule express, classique ou royale se serait posé. Mais à 17h, c’était plutôt thé à la menthe, ou bien boisson gazeuse, pour une formule En Marche.

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Dans la perspective des élections européennes de 2019, pour les trois députés, il s’agissait de défendre et de valoriser la politique européenne du gouvernement. Une tâche qui semblait difficile, dans ce lieu où il n’y avait pour commencer qu’une dizaine de personnes, mais qui s’est vite enrichi d’une trentaine de participants et pratiquement d’une bonne cinquantaine, pour terminer les débats. Dans l’énergie et la dynamique, assis sur les tables, tous les trois ouverts aux intervenants, ils ont répondu : passant des questions de connivence, aux questions dérangeantes dans un effort de pédagogie plutôt réussi, d’une consultation citoyenne sur la défense, la solidarité et l’entreprise dans l’UE.

Entamé le 7 avril, le « porte-à-porte » de La République en marche se poursuit jusqu’au 13 mai à travers toute la France et l’objectif est de sensibiliser sur l’Europe. Faut-il rappeler qu’Emmanuel Macron a placé la refondation de l’Europe au cœur de son mandat ? Le mardi 17 avril 2018, avec son grand oral de 3h00 et demie devant les eurodéputés à Strasbourg, le président français a bien ajusté le lancement de sa campagne en vue des élections européennes de mai 2019. Mais rien n’arrête le sentiment de déconnexion entre populations et décisions prises à Bruxelles.

#QuelleEstVotreEurope,  le hashtag En Marche

Les consultations citoyennes sur l’Europe viennent quant à elles, donner le la, avec « un appel à la responsabilité, à l’engagement européen ». Jusqu’à la fin octobre, elles se dérouleront sous forme de débats à travers tous les pays avec des consultations et des exercices de « démocratie participative ».

Alexandre Holroyd député des Français de l’Europe du Nord maîtrise tous les avantages que l’Europe nous procure. L’écouter peut faire quitter un état d’eurosceptique convaincu, pour flotter vers une envie d’Europe libérale. « Avoir une monnaie stable, c’est unique et cela n’a pas toujours été le cas entre les pays de l’UE, […] on a tendance à oublier les réussites de l’Europe. » Il pointera aussi une autre avancée importante et toute fraiche : la protection des données. En effet, c’est terminé aucune entreprise ne pourra utiliser ou vendre la moindre information privée sur une personne sans avoir obtenu son consentement. Et ce règlement général de protection des données (RGPD), adopté par l’Europe en 2016, va devenir obligatoire le 25 mai 2018.

Pour Coralie Dubost : « l’Europe est avant tout un temps de paix durable et possible. » Aujourd’hui, à Montpellier, elle se présente sans étiquette, et vient pour animer les consultations citoyennes. Elle nous explique vivre l’instant avec émotion en pensant que cette action est simultanée dans tous les pays de l’UE. 9 mai 2018 : jour anniversaire du lancement de la construction de l’Europe le 9 mai 1950 avec Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères.

La députée de l’Hérault s’affirme fervente et convaincue par l’UE : « l’Europe qui protège, l’Europe sociale, elle existe. Et tout le droit de la non-discrimination est issu des initiatives européennes […] Tout comme le droit de la consommation… » La présentation En Marche, d’une Europe qui gagne et qui protège est bien en place, voire efficace.

Interview de Coralie Dubost, députée de l’Hérault et membre de la commission des affaires européennes :

Faut-il sous-estimer les possibilités de LaREM face à l’enjeu européen ?

Selon l’analyse de Jean Quatremer dans Libération, LaREM envisagerait de pouvoir devenir le premier groupe du Parlement. Étonnant ! Pas vraiment. La chose paraît donc possible, grâce à : la crise catalane, l’affaiblissement des chrétiens-démocrates allemands et des Démocrates italiens au fond du trou. LaREM pourrait même envisager comme partenaires potentiels : les Démocrates, le M5S ( Movimento 5 Stelle, qui se normalise en ni de droite ni de gauche), Ciudadanos Partido, un parti porté par les sondages en Espagne, les Verts allemands et une partie du PPE Parti populaire européen, avec les trois quarts du groupe libéral de Guy Verhofstadt. Des mouvements inespérés qui laissent entrevoir une belle opportunité.

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