Un bus partant de Montpellier a rassemblé des militants de l’Hérault et du Gard pour manifester le 5 mai à Paris, à l’initiative de La France Insoumise et d’autres mouvements et partis politiques.

Ils sont rentrés le lendemain matin, plutôt contents, après une vingtaine heures de bus et cinq kilomètres à pied, après avoir manifesté dans la capitale. Comme d’habitude, la polémique a porté, surtout le lendemain, sur le nombre des participants. Quelques organismes de presse avaient monté leurs propres « compteurs ». Au résultat, ces derniers étaient en dessous des chiffres de la Préfecture de police, pourtant pas connus pour être favorables aux manifestants : 38 000 contre 40 000 pour les observateurs de la police ! Il faudrait que les médias qui se sont risqués à ce genre de comptage ne puissent reconnaître qu’une seule source : les satellites et leurs suivis.

40 000 ?  160 000 selon la CGT ? Disons autour de 80 / 100 000, surtout si l’on compte tous les gens qui étaient autour. Ce qui est beaucoup. Bref ! une grosse manif. Tous chiffres bien sûr contestés. Mais ces médias si attentifs, ont oublié de compter les nombreux rassemblements régionaux, qui ont pu manifester dans le Sud de la France, à Marseille, à Bordeaux, à Toulouse et même à Nîmes. Tiens, c’est dommage, on n’a pas eu le résultat final, in fine, via des médias si précis dans leurs évaluations .

Courte interview d’une participante à une manifestation jugée par elle  « mobilisante et amusante« , mais elle-même un peu fatiguée après un grand défilé et surtout un long déplacement.

lemouvement.info : Alors, Paris le 5 mai, c’était comment ?
Karine Voinchet : Ce fut un très « joli pot-au-feu » à Paris !  Un mélange de bonne humeur et de dérision pour exprimer le refus de la politique de Macron. Chacun était venu avec son slogan, de « Arrêtons Toutankhamon » à « Un sourd à l’Élysée, 1 an de trop« . Au milieu d’une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, un défilé de chars humoristiques mettant en scène l’invité d’honneur : Char Jupiter , Char Dracula… Les Gardois, bien présents avec leur banderole et leurs bonnets phrygiens ont contribué à la fête parisienne pendant que d’autres insoumis proposaient, comme à Nîmes une version locale en direction de la population… Ce fut une bien belle journée, un bon tour de chauffe avant le grand rassemblement unitaire du 26 mai ! En tous cas, ça nous a donné des idées.