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Mais pourquoi donc une conférence de presse du Conseil départemental de Solidaires 34 ?

Les faits remontent à la manifestation du 14 avril dernier à Montpellier. Après que le cortège ait quitté les Jardins du Peyrou en direction la gare SNCF Saint-Roch, des affrontements avaient débuté entre groupes « d’anars » et CRS. Le secrétaire du Conseil départemental de Solidaires 34, José Luis Torrès et la députée de l’Hérault (France insoumise) Muriel Ressiguier étaient alors intervenus, auprès des forces de l’ordre pour calmer la situation. Efforts louables, mais vains. Une partie du cortège infiltré par des blacks blocs ayant pu passer par le Boulevard Henri IV.

VOIR AUSSI : Manifestation à Montpellier : retour au calme après des affrontements entre « anars » et CRS

Que reproche-t-on au syndicaliste ?

Lors du passage de près de 200 manifestants cagoulés et violents, des vitrines ont été brisées, notamment celle d’une banque, d’une agence immobilière et d’un magasin de téléphonie. Suite aux dégradations orchestrées par des groupuscules cagoulés, le maire de la Ville aurait déposé plainte afin que les dégradations de bâtiments publics et historiques « ne restent pas impunies».

Mais ce n’était pas suffisant pour « certains porte-flingues » habituels et conseillers municipaux, entre autres, Jérémie Malek (et conseiller départemental) et Luc Albernhe (adjoint), qui ont cherché des coupables, au-delà des manifestants cagoulés. Pour eux, c’était tout trouvé : les coupables étaient la députée et le syndicaliste qui ont tenté de calmer la situation.

La Conférence de presse

Le secrétaire du Conseil départemental de Solidaires 34, José Luis Torrès accusé d’être un des leaders des événements qui se sont produits lors de la manifestation du 14 avril 2018 à Montpellier, soutenu par le Conseil départemental de Solidaires 34 a tenu à s’expliquer aujourd’hui devant la presse de ces accusations, qui sont selon le syndicat « graves et diffamantes », ne reposant « que sur la base d’une photo sortie de son contexte », de « basses tentatives d’intimidation. » 

Solidaires 34 affirme être dans la construction de la convergence des luttes et souhaite utiliser son énergie avec créativité, dans l’action unitaire pour porter sa réussite. En ce sens, les polémiques d’une « presse tabloïd » imposent une certaine vigilance, comme  d’autres médias qui « relayent tout ce qui est casse, tout ce qui fait sensationnel, mais le fond du mouvement, ils en parlent un peu moins » exprime José Luis Torrès, pour lequel il existe une volonté de « criminaliser les luttes ».

ITW José Luis Torrès, secrétaire départemental Solidaires 34 :

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