Parti de la gare SNCF, le cortège a remonté l’avenue Feuchères, est passé devant les arènes pour redescendre à son point de départ.

« Ce jeudi après-midi, le nombre de manifestants gonflait au fil des minutes devant la gare SNCF de Nîmes. Vers 15 h, quand le cortège s’est élancé, ils étaient un bon millier regroupés sous la bannière commune CGT, Solidaires et FSU» note le Midi-Libre.

La mobilisation de la CGT était significative : outre les cheminots, le but de ce rassemblement était de fédérer au-delà du secteur public. « Aujourd’hui, nous avons à cette manifestation des enseignants, du personnel hospitalier, les électriciens et gaziers, mais aussi des salariés du privé de Perrier ou Melox à Marcoule« , expliquait ainsi dans Midi-Libre, Thierry Ménard, du bureau départemental de la CGT.

Simon Gévaudan, secrétaire général du l’UD CGT du Gard est encore plus affirmatif face à nos questions, il souligne que le mouvement gagne partout dans le Gard, y compris dans des entreprises privées : « la mobilisation continue à la SNCF avec le pari d’une lutte de longue durée. Mais nous constatons également une remontée des exigences sociales accrues dans notre région, à Areva, Sanofi, l’ex Rhodia, les Salins du Midi, Perrier… ».

Si l’initiative de jeudi était menée par la CGT, le FSU et Solidaires, l’ensemble des organisations syndicales en lutte à la SNCF était présent dans le cortège : CGT, Solidaires mais également la CFDT, l’UNSA et Force ouvrière ont défilé avec leurs propres banderoles. On a pu aussi noter la présence militante de la France insoumise, de la fédération anarchiste CNT-FAI, d’Alternative Libertaire, de Lutte ouvrière…

Au résultat, un cortège plutôt combatif avec beaucoup de débats, le plus souvent très chaleureux dans ses rangs.

Le même jour, s’est déroulé, une « assemblée générale », à 19h, square Antonin. Thématique du rassemblement appelé par des Nîmois « inorganisés » : faire « la fête à Macron » : pour être plus précis, les initiateurs de cette mobilisation appellent « les cheminots, les étudiants, les zadistes, les Air France, les EHPAD, les APL, les éboueurs, les caissières, les électriciens, les contrats aidés, les chômeurs, les assos’, les syndicats, les partis, les mouvements, etc. Bref, tout le monde, à venir faire sa fête à Macron ! »

Le tout en préparation d’une manifestation nationale qui se déroulera à Paris, devant Le Louvre, le samedi 5 mai. À suivre.