Aujourd’hui, c’était jour de manifestation à Montpellier. Mais la « manifestation contre la casse de nos droits sociaux et politiques » n’a pas pu duré très longtemps…

Peu après que le cortège a quitté les Jardins du Peyrou en direction la gare SNCF Saint-Roch, des affrontements ont débuté entre groupes d' »anars » et CRS.

Pour l’état-major de la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault, l’attaque des groupes « anars » était préméditée.

Les manifestants, eux, ont surtout eu l’impression qu’on leur a confisqué cette manifestation pacifique, dans un jeu du chat et de la souris entre divers groupes encagoulés et vêtus de noir, et CRS. Heureusement, avant que la situation ne dégénère Muriel Ressiguier, députée de l’Hérault (France insoumise) a pu calmer la situation.

Elle nous explique : « manifestement, il y a un petit signal qui est envoyé pour siffler la fin du mouvement« , « nous avons essayé de négocier un autre parcours, ça nous a été refusé, donc le danger c’est que les jeunes ne sachent plus trop quoi faire et décident quand même de faire la manifestation et que des violences éclatent. C’est exactement ce qu’on veut, nous, éviter », « si ni le préfet, ni la préfecture, ne veulent de violence, il faut aussi donner des signes, nous on était prêts à encadrer au maximum les manifestants , on était plusieurs à ne pas être étudiants et avoir prêté main forte au service d’ordre, le but c’était que ça se passe sans violences ni contre les policiers, ni contre les manifestants. Et, là, le message de fermeté, c’est des parents, c’est des familles qui sont là pour manifester, c’est assez choquant, c’est assez rare à Montpellier. Je manifeste depuis très longtemps, ça arrive quelque fois, en général quand ça arrive c’est qu’on siffle la fin de la récré d’un mouvement. Mais, je pense que les jeunes ne s’arrêteront pas, ils luttent pour des choses profondes et ils ne sont pas les seuls à lutter, on voit la convergence partout. C’est un message inutile et ça pouvait très bien se passer aujourd’hui et c’est très dommage ».

Son intervention a permis d’éviter à de nombreux et pacifiques manifestants d’être pris en étau entre les groupes radicalisés et les CRS.

En fin d’après-midi, une partie du cortège est revenue en direction des Jardins du Peyrou.

Les affrontements ont repris avec une partie d’entre eux, avant qu’ils ne se dispersent dans les rues de Montpellier.

En fin de journée, deux bus ont été affrétés pour transporter les personnes interpellées après la manifestation.