Lunel entre Montpellier et Nîmes a vu naître une filière jihadiste qui a permis à une vingtaine de jeunes de partir en Syrie. Aujourd’hui commence le procès de cinq hommes, devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Janvier 2015 cinq hommes avaient été interpellés.  Dans ce groupe, Adil Barki et Ali Abdoumi sont accusés d’être allés en Syrie. Quant à Hamza Mosli, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de passeur avec la Syrie. Puis accusation d’incitations au djihad, pour Saad B et Jawad S qui comparaissent libres, sous contrôle judiciaire.

Entre 2013 et 2014, une vingtaine de jeunes Lunellois étaient partis pour le jihad. À l’échelle de la population de cette petite ville, ces départs disproportionnés sont caractérisés comme les plus importants du territoire national. Ces jeunes, des amis de toujours fréquentaient la mosquée de la ville, et participaient à des réunions sur la « religion ». Quinze font encore l’objet de mandats d’arrêt, huit sont présumés morts en Syrie.