Comité local Nîmes métropole
Nîmes, le 20 mars 2018

Avec le mouvement Génération.s défendons le service public ferroviaire

Pour défendre le service public, les gares et les trains partout sur le territoire et pour soutenir les cheminots, Génération.s approuve l’initiative d’une mobilisation unitaire de tous les mouvements politiques de gauche jeudi 22 mars 2018 et appelle à participer à la manifestation à Nîmes à 15h devant la Maison Carrée.

 

Génération.s s’oppose avec fermeté à la nouvelle attaque du gouvernement contre les services publics. Ici à Nîmes, comme partout en France.

Mauvais remède

Le gouvernement, sur la base du diagnostic faussé du « docteur Spinetta », entend administrer, sans véritable dialogue et à coup d’ordonnances, son mauvais remède au service public ferroviaire. Avec une hypocrisie totale, il feint de vouloir « sauver la SNCF » en s’attaquant au statut des cheminots et en changeant sa forme juridique pour, en fait, mieux préparer sa privatisation. La potion sera loin d’être magique et se révèlera sans aucun doute amère, avec de nombreux effets secondaires pour les usagers du train et les territoires au moment même où la crise climatique exige la multiplication des modes de transports interurbains à faibles émissions de carbone. L’exemple anglais en témoigne, une fois abîmé et démantelé, il est trop tard pour reconstruire le service public.

Exemple anglais

Ce n’est pas, en effet, en exigeant une réduction des coûts au niveau des moyennes européennes – 30 % d’économies attendues – que l’on sauvera un service public qui est – encore – sans équivalent en Europe. Le résultat d’une telle politique est évident : ce seront les lignes du quotidien, les moins rentables et les plus enclavées qui seront sacrifiées au nom de l’austérité budgétaire. C’est la qualité du service public qui sera atteinte.

Cheminots VS supers riches

Ce n’est pas le statut des cheminots – qui n’a cessé de converger vers celui des salariés du privé – qui a empêché l’entreprise publique de réaliser 1,3 milliard d’euros de béné ces en 2017. Les avantages modestes dont peuvent pro ter les cheminots compensent souvent la pénibilité de leur travail et surtout ne sont pas acquis au détriment des autres salariés et contribuables. Les cheminots coûtent moins à la collectivité que les cadeaux scaux du gouvernement aux plus riches.

Où est le débat ?

Le gouvernement veut passer en force et prévoit de recourir aux ordonnances. Après le démantèlement du Code du travail, il s’agirait d’un nouveau déni de démocratie sur un sujet essentiel pour le quotidien de nos concitoyens. L’avenir des services publics nécessiterait un grand débat démocratique et un véritable dialogue social.

Troisième classe diesel

Si Emmanuel Macron avait voulu privilégier le transport public ferroviaire des personnes et des marchandises, cela se saurait. Rappelons qu’il fut le ministre de l’Économie qui, en libéralisant la circulation des bus de passagers (au diesel !) encombrant routes et autoroutes, a réinventé la troisième classe, lente et polluante, tout en concurrençant le rail. C’est cela le nouveau monde ?

Protection de l’environnement

Alors que le Président de la République s’offre régulièrement de grandes tribunes médiatiques pour a rmer son attachement à l’écologie, ses choix contredisent ses paroles. Le rail est le mode de transport le plus écologique et le plus durable pour le déplacement des personnes et des marchandises.

Péréquation et aménagement

L’État doit jouer son rôle en matière de péréquation, d’aménagement du territoire et d’investissements stratégiques et structurants. Il ne doit pas se défausser sur les collectivités locales, dont il réduit par ailleurs les dotations depuis plusieurs années. Autre hypocrisie : pour justi er l’abandon des lignes à grande vitesse en Occitanie, le gouvernement prétendait ne pas pouvoir les nancer car il fallait investir dans les trains du quotidien… Or, il annonce maintenant que les collectivités locales devront assumer seules ces lignes de proximité.

Génération.s s’engagera dans les mobilisations à venir, notamment le 22 mars prochain, et fera entendre ses propositions nationalement et localement pour défendre, protéger et renforcer le service public des transports, patrimoine commun de nos concitoyens. Les services publics sont indispensables pour assurer l’égalité, malmenée dans tous les domaines par la politique gouvernementale.

Ici à Nîmes dans le Gard avec Génération.s, mobilisons-nous pour :

  • La réouverture à la circulation passagers de la ligne de fret de la rive droite du Rhône qui relie Pont-Saint-Esprit à Nîmes via Bagnols-sur-Cèze et Villeneuve lez Avignon.
  • La réouverture de la ligne passagers Alès-Bessèges,
  • Le maintien et l’amélioration de la desserte en train de la ligne Nîmes – Alès – Clermont- Ferrand
  • Le maintien et l’amélioration de la desserte en train de la ligne Nîmes – Le Grau du Roi
  • Un accroissement du fret ferroviaire via le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier
  • Le développement de plates-formes multimodales privilégiant les modes de déplacements respectueux de l’environnement (vélos, véhicules électriques partagés, co- voiturage…) plutôt que la création de gares péri-urbaines, en plein champ, déconnectées et qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt des usagers, en termes de coûts, de gain de temps et de protection de l’environnement local.

    Rendez-vous :

  • À Nîmes, venez participer avec le comité local Génération.s à la manifestation du jeudi 22 mars à 15h devant la Maison carrée.
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