René Revol : Avenir en commun(e), communication, pauvreté et politique de l’eau

Entretien avec René Revol, Maire de Grabels, conseiller métropolitain et député suppléant de l’Hérault (La France insoumise)

La France insoumise se structure sur le territoire communal avec le lancement de l’ »Avenir en commun(e) », initiative partagée avec Pierre Polard, Maire de Capestang. Son but est de « décliner un programme dans l’esprit de l’Avenir en commun sur le terrain communal ». C’est « un appel à tous les Maires », « les 331 Maires de l’Hérault », mais aussi « à tous les conseillers municipaux » et « à tous les citoyens intéressés à la vie communale ». Sa première réunion aura lieu le samedi 10 mars à Grabels.

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« Il faut changer de politique en matière de communication »

C’est aussi l’occasion de revenir sur son travail de conseiller métropolitain. Notamment sur son vif échange avec le Maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole au sujet des sommes dépensées en matière de communication.
Ainsi, lors du débat sur l’orientation budgétaire à l’ordre du jour du dernier conseil de Métropole, il exprimait : « Je pense que c’est une dépense secondaire. Je ne vois pas pourquoi le magazine de la Métropole sortirait tous les mois. Il pourrait sortir tous les trois mois seulement. Monsieur le Président vous êtes suffisamment connu. ».

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« Plus d’un montpelliérain sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté »

« Montpellier est peut-être aujourd’hui une ville très attractive en terme de tourisme, mais n’empêche 27% de la population de Montpellier est en dessous du seuil de pauvreté. », lâche-t-il.
« Je soutiens des associations comme Luttopia, par exemple, qui a accueilli des migrants, des sans-domiciles fixes », « 10% des logements de la Métropole de Montpellier sont inoccupés », « les propriétaires en font un placement ». « Or, le logement n’est pas un placement financier, c’est un bien qui répond à un besoin. ». Il précise que des solutions existent : « le Préfet pourrait, dès aujourd’hui – la loi l’y autorise depuis 1948 – faire une réquisition des logements qui sont libres, pour pouvoir loger les gens qui n’ont pas de toit.

Le renouvellement des contrats concernant l’eau et l’assainissement pour 2021

Sur la politique de l’eau, il confie sur la fin des contrats concernant l’eau et l’assainissement : « cette fin des contrats va se jouer entre 2020 et 2021 », « ils veulent le reconfier au privé avant les prochaines élections ». Il lâche : « c’est un déni de démocratie ». Il faut « reporter la décision pour que ce soit les électeurs qui tranchent » pour qu’aux « prochaines élections municipales de 2020, les électeurs puissent choisir Régie, ou finalement délégation au privé ».

L’ensemble de l’entretien :