COP23, encore 5 jours décisifs ou pas

La communauté internationale, réunie à Bonn jusqu’au 17 novembre, tente toujours de s’accorder sur les moyens pour mettre en oeuvre l’accord de Paris.

Cette première conférence depuis l’annonce du retrait américain, a entendu lors de son ouverture le 6 novembre, l’appel touchant de son président fidjien Frank Bainimarama : « Notre demande collective au monde est qu’il maintienne le cap fixé à Paris ».

Côté show bizz, Arnorld Schwarzenegger a bien anticipé l’apparition d’Emmanuel Macron, avec sur twitter, une Com’ joke aux petits oignons pour balancer en mode hashtag la fameuse réplique : « Make our planet great again ».

Présente aussi, la ministre de l’Environnement (Luxembourg) Carole Dieschbourg qui fera sa phrase et son selfie du jour, avec l’acteur et ex-gouverneur américain (Californie 2003 – 2011). « Make US really great again! »

Les postures d’autosatisfaction pourront difficilement effacer une mauvaise nouvelle pour la planète. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre, issues des énergies fossiles sont reparties à la hausse en 2017. Les émissions de dioxyde de carbone risquent d’atteindre 41 milliards de tonnes, indique le Global Carbon Project.

Cette semaine, mercredi 15 et jeudi 16 la COP23 sera plus politique. S’exprimeront : Angela Merkel, Emmanuel Macron, Ali Bongo, Alpha Condé, Idriss Deby, Macky Sall.

Reste que les pollueurs sont toujours aussi présents dans les négociations sur le climat. Ils sont les partenaires officiels et peu discrets de cette COP23. On note entre autres : Iberdrola (entreprise pétrolière espagnole), BMW, BNP Paribas, et KPMG. Doit-on penser que les industries polluantes, notamment celles des énergies fossiles, vont encore être en mesure d’influencer les négociations climatiques et protéger leurs intérêts ?

Souhaitons que cette COP23 puisse être efficace. « Do your job and make COP23 really effective ».