Début octobre, Christophe Castaner présentait la « dimension amoureuse » de son lien avec Emmanuel Macron: « J’assume cette dimension amoureuse. […] Emmanuel est fascinant. Tout l’est chez lui : son parcours, son intelligence, sa vivacité, sa puissance physique même… »

Amoureux, Amoureuse, certaines amours rapportent plus que d’autres. Le 18 novembre, le secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement sera désigné délégué général de La République en marche, après un combat acharné contre lui-même…

Qu’a-t-on appris il y a peu ? Un seul candidat et un vote à main levée !

Voilà on y est… faire de la politique autrement c’est faire un plébiscite. Depuis jeudi 2 novembre, minuit, il n’y a qu’un seul candidat. Il succédera à Emmanuel Macron, qui avait quitté la présidence d’En marche ! le lendemain de son élection à la présidence de la République.

Le 18 novembre prochain, l’amoureux transi devrait officiellement prendre la tête du parti, pour un mandat de trois ans, après un vote à la majorité du conseil national, le « parlement » macroniste : 750 élus, membres du gouvernement, référents territoriaux et adhérents tirés au sort.

Selon leurs statuts, le vote doit avoir lieu « à main levée » et ne seront « pas pris en compte » les « votes blancs et les votes nuls ».

Quid du renouvellement des pratiques chères à la dialectique macroniste ?

La devanture est sauve même si le magasin est délabré. Quatre listes seront présentées pour l’élection simultanée des 20 membres du Bureau exécutif : « Conformément au règlement, ces listes respectent la parité entre femmes et hommes et représentent la diversité des territoires, des parcours et des profils au sein du mouvement ». La confrontation devrait néanmoins rester éminemment symbolique, puisqu’ils seront aussi élus à main levée et à la majorité simple.