Tout est bon dans le cochon, sauf quand il est sur deux pattes. #balancetonporc,  le hashtag qui claque de Sandra Muller, libère la parole. Le producteur de cinéma, Harvey Weinstein accusé d’agressions sexuelles et de viols, fait donc l’effet d’une grosse comète, au corps pas vraiment céleste qui entraine sur sa trajectoire et dans son orbite, tous les débris de la société masculine, en dysfonctionnement sexuel. C’est sans le vouloir, mais c’est certainement ce que Harvey aura produit de mieux.

Sandra Muller, directrice de publication de La Lettre de l’audiovisuel, est inspirée. Avec son ton humoristique, elle réussit à faire passer un message essentiel et urgent. Elle ne lance pas une guerre des sexes, mais elle appelle les victimes femmes et hommes à se libérer grâce à la parole. Elle-même, victime d’un ex-patron de chaîne de télévision, qui lui aurait dit : « Tu as de gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit« .

Sa consigne dans un autre  tweet : « 95% des femmes qui dénoncent des violences perdent leur emploi.La peur doit changer de camp.. Pas de délation, juste la vérité. »