« Bon, on a prévu plein de choses aujourd’hui ! » lance un manifestant au micro pour chauffer les militants avant que la manifestation ne démarre.

« Macron t’es pourri… Fumier de Macron ! » avait déjà lâché un militant, un peu plus tôt, alors que le cortège des manifestants se dirigeait vers la place de la Bastille.

Le cortège « jeune » en train de se former scande en liesse : « Résistance ! Résistance ! ». 

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Bien que cela eût été assez mystérieux pour nombre de militants, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF était bien « présent » à la manifestation du 23 septembre. À cette occasion, il a pu être questionné sur l’union de la gauche lors de cette manifestation. Sa réponse n’étonne pas. On y retrouve le même ton que lors de La Fête de l’Humanité : « L’union, il faut toujours la construire. Et c’est un perpétuel recommencement ». Il continue peu après : « Il faut lui donner des objectifs de conquêtes. On ne peut pas être seulement l’opposition. Il faut que l’on soit aussi à la conquête de nouveaux droits, de nouveaux pouvoirs pour les salariés ». Il dira par la suite : « Moi, j’additionne les mobilisations ». Mais il n’était là que pour les beaux discours : peu après s’être entretenu avec les journalistes dans le carré « VIP » de la manifestation, celui-ci s’est discrètement éclipsé. Peut-être pour ne pas devoir assumer trop publiquement ses voltefaces permanentes à l’égard du mouvement La France insoumise ?

Benoît Hamon s’approche et nous explique lui aussi le sens de sa présence à la manifestation « insoumise » : « Moi, je ne cherche pas de mauvais prétextes. On peut trouver tous les mauvais prétextes pour pas aller manifester ». Sur sa présence dans le cortège, il confirme : « J’y participe résolument et sans aucun état d’âme. ».

Interrogée sur le sens de la manifestation du 23 septembre, Raquel Garrido tient un autre discours. De son aveu même : « Nous ici, c’est un mouvement citoyen, c’est un peu différent. Ce sont des citoyens. Ils ne sont pas forcément organisés dans des partis ou peut-être même pas forcément dans des syndicats. Ils considèrent qu’en démocratie, le souverain c’est le peuple et qu’à tout moment, on a notre mot à dire en tant que citoyen ». Son discours n’est pas purement politique, il questionne aussi sur le sens de cette mobilisation.

Peu avant, la députée Mathilde Panot s’enthousiasmait de la mobilisation : « Tous ces gens sont là pour dire qu’une autre société est possible et qu’on ne veut pas des méthodes autoritaires et antisociales qu’utilisent Macron ».

C’est aussi l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon de montrer son soutien à l’avocat franco-israélien, Salah Hamouri.

Interview d’Alexis Corbière :

La foule est compacte derrière le carré « VIP ».

L’Hérault est bien présent à la manifestation, avec à sa tête René Revol, maire de Grabels et député suppléant de l’Hérault.

Sète n’est pas non plus oubliée…

Avec ses 150.000 insoumis, la manifestation du 23 septembre est une véritable réussite. Le meeting qui suit vient couronner l’ensemble…

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