Les questeurs de l’Assemblée nationale ont-ils peur de la transparence ?

Début août, les trois députés questeurs, Laurianne Rossi (LREM), Florian Bachelier (LREM) et Thierry Solère (Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants), chargés de régir le budget de l’Assemblée nationale au moyen d’un document opaque : le règlement budgétaire, comptable et financier, ont suggéré aux bénévoles de l’association Regards Citoyens de suspendre NosDéputés.fr.

Les questeurs auraient reproché au site d’être un « système pervers », qui porterait le ferment d’un « antiparlementarisme » et contribuerait à la « valorisation des trolls parlementaires », selon la lettre de réponse aux questeurs, publié par l’association.

« En résumé, les questeurs nous ont fait comprendre qu’à leurs yeux l’Assemblée fonctionnerait mieux sans notre travail associatif et ont même été jusqu’à suggérer une suspension de plusieurs mois de notre site », confiait David Gayou, administrateur chez Regards Citoyens, à Capital.

hemicycle-vide

L’association propose pourtant depuis 2009, un accès simplifié au fonctionnement des institutions démocratiques à partir d’informations publiques.

Son site NosDéputés.fr présentant lui, une synthèse des « différentes activités législatives et de contrôle du gouvernement des élus de la nation », mesurant ainsi la participation des députés et non leurs présences dans l’hémicycle.

Étonnant, lorsque l’on sait que le président de Rugy avait déclaré au Journal du Dimanche que « l’opacité nourrit l’antiparlementarisme et les fantasmes »

Mais, peut-être, les questeurs ont-ils simplement eue peur que ne soit levé le voile entourant leurs fonctions, l’un des secrets les mieux gardés du Parlement ?