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Les États Généraux de l’Alimentation (EGA) se sont ouverts à Bercy le 20 juillet dernier. Promesse électorale de Macron, super dialogue social dont il a le secret, ou poursuite de la  loi de « modernisation agricole » de Sarkozy ?

#EGalim : c’est pour les intimes. Mais qui sont-ils ? Les paysans à qui on promet une meilleure répartition de la valeur dans les filières agricoles afin qu’ils puissent vivre dignement de leur travail ?  Rien n’est moins sûr.  Ou bien, ces grands intermédiaires (distribution) qui veulent faire porter les coûts de production agricole sur le producteur, ou d’autres qui, comme la FNSEA, préfèrent cibler les consommateurs ? Laissant croire aux derniers que c’est la faute aux premiers, alors même que l’industrie alimentaire et les distributeurs engrangent des profits « indécents » (Conf. Paysanne).  

Quid de l’égalité des hommes devant la nourriture ?  Quid des pesticides, des OGM et de la transition écologique ?  Ce n’est visiblement pas Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, qui va nous répondre, lui qui, en doux rêveur, nous parle d’alignement des planètes, d’amour et de transformation culturelle !

Les limites de nos modèles de production et de consommation sont atteintes. Aussi est-il est temps de penser à relocaliser, à réduire les distances qui séparent le champ de l’assiette, le producteur du consommateur, le décideur politique du citoyen. Il faut des politiques fortes, des législations (Confédération Paysanne) et non des incantations.  Mais qui va décider ? Les associations issues de la société civile réclament haut et fort de n’être pas exclues des décisions finales de cette grand-messe. … En vain, sans doute…,  les décideurs politiques prendront les décisions politiques et leurs responsabilités, rappelle (à l’ordre) le ministre de l’Agriculture.

Tout semble « en marche » pour que rien ne bouge : l’agriculture productiviste, compétitive et exportatrice semble avoir de beaux jours devant elle. Combien de fermes des mille vaches faudra-t-il encore pour nous « adapter » aux cours mondiaux ?  

Comme le précise M.-E. Leclerc, ne mettons pas la charrue avant les bœufs (ah ! quel à propos !). Il faut établir les objectifs et fixer les prix à la consommation en France et dans l’alignement sur l’Europe.

Tiens, mais au fait : Qui parle de l’Europe dans ces États Généraux de l’Alimentation ?

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