« Un consensus est bien établi en éthique animale : on ne devrait pas faire de tort sans nécessité à un être sensible. Le plaisir gustatif, la mode vestimentaire, les plaisirs sportifs… »Martin Gibert

Il n’est pas vain de dire qu’aujourd’hui, toucher à l’assiette crée des tensions. Pourtant, nombre d’entre nous sommes touchés d’une véritable empathie à l’égard des autres êtres sensibles, sans pour autant que cela nous empêche de consommer des animaux et bien que cette consommation suppose aujourd’hui leurs souffrances …

Un phénomène pourrait tenter d’expliquer cette situation : la dissonance cognitive. Elle peut être définie comme un inconfort mental, résultat de deux croyances opposées ou d’une croyance et un comportement opposé. Ce serait ce phénomène, qui pousserait à s’interroger sur la capacité des animaux à ressentir la douleur, à nier la possibilité de choisir une autre mode d’alimentation, à revendiquer une faible consommation de viande, ou à dénigrer ceux qui n’en consomment pas…

Ainsi, au-delà d’une opposition idéologique ou économique, sur la question animale, une dissonance cognitive serait-elle à l’œuvre ?